Ce n’était pas son mari qui déclenchait sa colère… mais une part d’elle-même, incarnée au XIXe siècle.

Ce n’était pas son mari qui déclenchait sa colère… mais une part d’elle-même, incarnée au XIXe siècle.

Je reçois en consultation une femme qui souffre d’un sentiment de dévalorisation. Elle ne se sent pas respectée par les hommes en général, et surtout pas par son mari, ce qui la blesse énormément et crée des conflits entre eux.
Elle a le sentiment de toujours devoir être à disposition et de ne pas exister en tant que femme. Son mari ne s’investit pas auprès des enfants et dans les tâches quotidiennes de la maison.
Pour se défendre, elle revendique haut et fort les droits des femmes, mais elle est habitée par une colère telle qu’elle se sent souvent hors d’elle-même. Elle aimerait comprendre et ne plus avoir de conflits avec son mari.

Je lui demande de penser à une situation conflictuelle ; la colère d’irrespect monte à 8 ou 9/10, elle a tout le haut du corps qui se crispe de plus en plus.
Pour commencer, nous posons l’intention d’accéder à la source de tension liée à son mari.
Nous avons tous les deux les yeux fermés et je laisse venir les images, je vois une image qui semble indiquer que la source de sa réactivité provient de sa lignée des ancêtres.

JE ME CONNECTE :

Je perçois un homme d’une grande dureté. Il est grand, maigre, coiffé d’un chapeau gris, et il dégage une impression de rigidité et de sévérité.

Voilà une image IA qui montre à quoi pourrait ressembler cet homme

L’environnement qui l’entoure ressemble à une grande usine, une scène typique de l’ère industrielle, peut-être entre 1890 et 1900. Il en est apparemment le patron, c’est lui qui commande.

La structure du lieu commence à m’apparaître encore plus clairement, Je vois un lieu éclairé par la lumière naturelle traversant de grandes fenêtres un peu sales. La pièce est grande et il y a une sorte de réfectoire au fond. Celui-ci est en bois amenant un aspect chaleureux à l’espace.

Au centre de la pièce, je vois que des hommes s’affairent sur des tables à dessin, traçant des croquis et des plans. Ils semblent tous travailler debout…

L’atmosphère est calme et le patron semble satisfait et même fier de leur travail.

Puis, ma perception bascule vers un étage inférieur, un sous-sol dépourvu de fenêtres. L’éclairage y est artificiel, créant une ambiance plutôt morose. C’est là que je perçois que des personnes travaillent, ce sont des femmes, uniquement des femmes. Elles disposent de leur propre réfectoire, un espace confiné beaucoup moins chaleureux que l’autre réfectoire, c’est gris et terne.

Les deux niveaux du bâtiment semblent être bien séparés, comme si les deux niveaux ne communiquaient pas directement, comme s’il était impératif que les hommes et les femmes ne se mélangent sous aucun prétexte.

Il semble évident que pour cet ancêtre, les hommes et les femmes ne se mélangent pas.

Pour lui, les femmes devaient être reléguées à une place inférieure dans son entreprise ; il les isolait au sous-sol, les traitant comme une véritable classe inférieure.

Je perçois qu’il a presque de la haine contre les femmes. Cela m’interpelle et je demande à mieux comprendre ce qui se joue ici et d’accéder à la source de cette haine à l’encontre des femmes.

Je revois cet ancêtre bébé, dans sa première année de vie : il a été abandonné par sa mère, trop jeune pour l’élever. Il a donc été élevé par le père de sa génitrice, son grand-père maternel.

Celui-ci lui répétait sans cesse que sa fille était une bonne à rien, qu’elle avait lâchement abandonné son enfant et qu’ heureusement lui était là. En tant qu’homme, il affirmait avoir des valeurs, des principes, de la loyauté, de la fidélité, de la fiabilité. Il critiquait sans cesse sa fille et les femmes en général en considérant que les femmes pour lui étaient inutiles…

On dirait que ce grand-père vit seul lui aussi, il n’y a pas d’image féminine autour de lui.

Je comprends à ce moment-là que cet ancêtre, dès le plus jeune âge, s’est construit inconsciemment dans la haine en adoptant la croyance que les femmes sont incapables, inutiles et qu’elles ne sont pas fiables. Pour lui, il ne faut pas compter sur les femmes…

Le grand-père a transmis à son petit-fils une profonde blessure d’abandon et de trahison, sans même savoir d’où ça venait.

LIBÉRATION :

Je demande à libérer les mémoires traumatiques de l’ancêtre lié au sentiment d’abandon et de trahison ainsi que des innombrables injonctions et croyances dévalorisantes envers les femmes.

Je ressens que l’ancêtre vit une profonde tristesse et mes yeux s’humidifient soudainement.

C’est comme si le fait de libérer ces mémoires traumatiques permettaient à celui-ci d’exprimer des émotions profondément enfouies et je vois également que Sara, assise en face de moi passe par une période très forte en émotion, elle pleure à chaudes larmes. C’est une tristesse profonde qui remonte en même temps que l’ancêtre… C’est troublant comme si il y avait un lien très fort entre cet ancêtre et Sarah.

ANALYSE POST LIBERATION

Et effectivement, il y avait apparemment un lien car cet homme rigide, ce patron qui méprisait les femmes, c’était l’âme de Sarah elle-même mais dans une autre vie, car oui, on a pu être notre propre ancêtre, cela peut arriver.

Puisqu’il s’agit de la même âme, ce n’est pas simplement une histoire héritée, mais une expérience vécue par son âme.

Par conséquent, les conflits que Sarah vivaient avec son mari était le reflet des conflits internes entre sa part masculine- représentée par ce patron méprisant les femmes qui par conséquent, dévalorisait sa propre part féminine qui cherchait, elle, à s’affirmer et à retrouver un équilibre.

C’est ce choc entre ces deux facettes d’une même âme qui créait cette colère volcanique et ce sentiment d’être “ hors d’elle-même” qui amenait régulièrement aux conflits. Sarah ne luttait pas seulement contre l’extérieur, mais contre une part intérieure d’elle-même qui continuait de dévaloriser sa propre nature de femme.

CONCLUSION :

En ayant libéré sa charge traumatique liée cet ancêtre, qui était aussi une des vies passées de Sarah, celui-ci s’est adouci. La conséquence de la libération traumatique a amené des changements radicaux: le patron a réaménagé l’ensemble du bâtiment faisant communiquer les deux étages, permettant enfin la mixité entre homme et femme avec un grand réfectoire chaleureux pour accueillir tout le monde.

Enfin, un symbole fort fut de voir ce patron distribuer une rose rouge à chacune des femme travaillant pour lui en les remerciant pour leur travail qui était désormais perçu à sa juste valeur. Il faisait preuve de reconnaissance et de respect pour toutes ses employées.

Après avoir libéré ces charges émotionnelles, je demande à nouveau à Sarah de repenser à la situation conflictuelle dont elle m’avait fait part au début de la séance : elle rigole, elle comprend que ce n’est pas contre elle et son intensité émotionnelle de colère descend de 8-9/10 à 2-3/10 ….

TEMOIGNAGE:

Voici son retour quelques mois plus tard :

“ Ça a été une expérience tellement forte et étonnante et avec beaucoup de répercussions. Tu m’avais dit que cela allait peut-être modifier la lignée maternelle et bien je te confirme que les changements sont visibles chez ma mère et ma fille aussi, doucement mais sûrement.”

Et au sujet de son mari :

“Oui, je le trouve plus présent et actif au niveau de la prise en charge des enfants et de la maison.”

ANALYSE POST SEANCE:

Cette séance souligne une vérité fondamentale : l’importance vitale du pardon envers soi-même. Nous portons souvent le poids de gestes ou de rôles joués dans d’autres incarnations — comme celui du patriarche rigide ou de la jeune femme bafouée —

Si vous vivez des tensions récurrentes ou des conflits qui semblent insolubles malgré l’utilisation de nombreuses méthodes classiques, ne vous découragez pas. Il est possible que la racine de ces nœuds ne se trouve pas dans votre présent, mais provienne d’autres temps et d’autres incarnations.

Certaines mémoires restent gravées dans notre structure énergétique, agissant comme des échos du passé qui impactent nos sentiments et réactions actuelles. En acceptant d’aller explorer la source véritable de ces tensions, là où l’histoire a commencé, il devient enfin possible de :

  • Dénouer les loyautés invisibles qui vous enchaînent à des schémas répétitifs.

  • Libérer la charge émotionnelle cristallisée depuis des siècles.

  • Transformer la souffrance en sagesse, pour ne plus subir l’influence de ces mémoires passées.

C’est en remontant à l’origine du conflit que l’on peut véritablement couper les fils et s’autoriser, enfin, à vivre pleinement sa vie d’aujourd’hui, libre et allégé.

Ce texte vous fait écho ? vous ressentez une résonance ? Parlons-en!
Permettez-vous de découvrir la source de vos propres blocages émotionnels.

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