Elle criait sur sa fille… parce qu’elle avait peur d’être renvoyée… au XVIIe siècle

Elle criait sur sa fille… parce qu’elle avait peur d’être renvoyée… au XVIIe siècle

Fanny, mère de deux enfants, me consulte pour comprendre et libérer les fortes tensions qu’elle peut avoir avec sa fille Amanda de 9 ans. 

Ces tensions se manifestent par de l’opposition récurrente qui amène à des conflits :  toute sa famille souffre de ce climat tendu emprunt de souffrance. 

Tout le monde est impacté par cette situation conflictuelle. 

Certains comportements d’Amanda éveille chez Fanny une réactivité irrationnelle qui lui fait littéralement péter un câble. Si Amanda se coiffe mal, si elle prend trop de temps à se préparer ou encore si elle rit trop fort, cela fait monter un sentiment de colère chez sa maman.

Cela se traduit par des mots durs et agressifs, menant Fanny à en venir parfois aux mains. C’est comme si dans ces moments-là, Fanny n’était plus elle-même et lorsque la colère retombe, elle s’en veut, elle a honte et a envie de disparaître. C’est ainsi qu’elle perd peu à peu confiance dans son rôle de maman. 

Elle me dit même à demi-mot que parfois suivant l’intensité de la situation conflictuelle, il lui arrive d’avoir le sentiment de détester sa fille car elle réveille en elle une réactivité qui fait très mal cependant elle ignore d’où ça provient. 

Je demande à Fanny d’identifier une situation où la réactivité irrationnelle s’est manifestée. Elle me parle d’un moment où elle avait vu sa fille mal coiffée, Fanny le lui signale, elle ne réagit pas, la colère monte, elle arrive à 10/10 en terme d’intensité émotionnelle

JE ME CONNECTE

Je ressens qu’il y a un lien karmique, c’est-à-dire qu’il y a une vie passée commune entre sa fille et elle-même qui semble être à l’origine de ces conflits. Aussi, je perçois que le lien entre les deux âmes est très tendu…

Soudain, une image s’impose à moi : je vois un lieu qui me fait penser à Versailles, on doit être au XVIIe siècle. J’entends les notes d’un clavecin, une musique qui évoque pour moi tout de suite l’élégance et le luxe de l’aristocratie. 

Mon regard intérieur zoome sur une pièce d’une maison très luxueuse, peut-être un palais.

Je vois une femme en robe de dentelle, assise sur un fauteuil ouvragé.  

Je comprends qu’il s’agit de la femme de quelqu’un d’important, une autorité et qu’elle se doit d’être irréprochable… Elle est censée représenter l’image d’un comté, d’un territoire.

En tout cas, il y a quelque chose de très fort autour de l’apparence, je vois que cette femme richement vêtue est mariée à un homme qui a du pouvoir sur la région, il s’agit de quelqu’un de très important. 

Cette dame semble devoir participer à de nombreuses réceptions, occasions pour lesquelles, elles se doit d’être “irréprochablement” parfaite.

Mon regard intérieur se pose ensuite sur deux femmes de chambre qui s’affairent autour de leur dame, qui semble être la femme d’un aristocrate.

Une des deux femmes est occupée à ajuster les manches de la robe et à maquiller leur maîtresse.

Quant à l’autre femme, il semble qu’elle a un rôle  plus significatif dans le cas présent. 

Elle s’occupe de la coiffure de la “Dame” qui se doit d’être parfaite. Je comprends que cette femme de chambre qui a le rôle essentiel de s’occuper de la chevelure correspond très clairement à l’âme de Fanny donc je vais la nommer désormais “Fanny “ et la Dame qui se fait coiffer n’est autre que l’âme d’Amanda que je vais donc nommer “Amanda” dès à présent pour simplifier la compréhension du récit.

 

Je ressens que Fanny est très tendue, elle n’a pas le droit à l’erreur.

En effet,  Il faut que tout soit impeccable, car si la coiffure n’est pas parfaite, cela ne sera pas de la faute d’ Amanda  mais de celle qui l’a coiffée, c’est-à-dire la femme de chambre et qu’elle risque d’être directement renvoyée, rejetée, voire bannie en cas de manquement quelconque. 

Amanda bouillonne d’impatience. Agacée, elle presse ses femmes de chambre pour qu’elles terminent au plus vite. Elle n’aspire qu’à partir ; elle déteste ce contact imposé prolongé et s’agite pour manifester son mécontentement. Cette quête de perfection l’exaspère. 

Fanny, n’a pas le choix. Elle doit tout faire plus rapidement pour que la Dame soit parfaite. Il en va de son emploi dans ce cadre somptueux de la haute société. 

J’ai le sentiment que c’est une opportunité rare d’avoir un tel poste et que si elle se fait renvoyer, elle se retrouvera à la rue sans le sou.

Pour ne rien laisser transparaître, Fanny prend sur elle. Elle étouffe ses soupirs et dissimule ses regards exaspérés. Mais devant les plaintes incessantes et l’agitation de la Dame, sa patience s’effrite. 

Une colère monte en elle, au point de l’imaginer pousser sa maîtresse par la fenêtre… Pourtant, Fanny réprime ce geste ce qui génère en elle d’énormes tensions. Elle s’oblige au calme et à la patience, pourtant à l’intérieur, elle bout… Finalement, lui revient à l’esprit que coiffer une Dame de haut lignage est censé être le plus grand des honneurs pour une femme de sa condition. 

Le temps nécessaire pour apprêter la dame dure souvent des heures et  tant que l’image qu’elle reflète n’est pas parfaite, elle doit rester fixée sur son siège sans bouger.

Les deux servantes continuent de s’affairer autour de la Dame, elles prennent le temps pour qu’elle soit somptueusement parfaite,  quitte à arriver en retard aux réceptions, il y a un mot d’ordre : l’image avant toute chose…

Enfin, une fois que la Dame est présentable, elle a l’interdiction formelle de toucher à ses propres cheveux pour éviter qu’elle abîme sa coiffure par mégarde…

Je concentre mon attention sur la Dame assise et je mesure son agacement : elle aime quand les choses vont vite et a horreur lorsqu’ on s’attarde sur des détails qui semblent pour elle insignifiants. 

 Je perçois qu’elle n’aime pas du tout jouer ce rôle d’être celle dont l’image est importante, ce n’est pas sa nature d’être portée sur l’apparence.  Mais elle n’a pas le choix… Cest la femme d’un homme de pouvoir. Elle est de ce fait en représentation constante.

J’entends la servante, Fanny, dire pour tenter d’apaiser sa maîtresse : “Madame, il vous faut tenir encore quelques instants de plus, je dois encore fixer le diadème de perles dans vos cheveux…”

Je perçois la réponse de la Dame qui s’exprime avec un ton qui montre qu’elle est excédée: ”Non, je vais y aller comme cela, cela suffit!!!”

Elle se lève pour se diriger vers la salle des réceptions et Fanny la supplie de revenir s’asseoir pour terminer: “S’il vous plaît,  s’il vous plaît, revenez vous asseoir, ce n’est pas encore terminé”. 

 

Fanny sait très bien que si la Dame n’est pas irréprochable sur l’image qu’elle renvoie, c’est elle qui se fera  critiquée, renvoyée, rejetée et cela sera de sa faute à elle… 

 Je comprends ici que l’enjeu pour Fanny est énorme.

A ce stade, j’ai suffisamment d’informations pour comprendre d’où proviennent les tensions entre la servante et sa maîtresse, soit entre Fanny et sa fille Amanda dans cette vie-ci. Sachant que ceci relève aussi et surtout de tensions internes qui n’ont jamais été conscientisées.

En effet, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une vie passée que la tension reste dans cet espace-temps là. Ainsi, la tension est perçue avant tout sur le plan de l’âme et elle perdure au-delà du temps et de l’espace,

LIBÉRATION : 

Je commence à libérer la charge émotionnelle liée à cette vie passée.

Je ressens tout d’abord une tension grandissante qui laisse place à une énorme colère, née d’un profond sentiment d’injustice. 

En agissant comme un catalyseur lors de la libération, je reçois de plein fouet les émotions de Fanny. En laissant sa colère remonter, je la ressens physiquement : ma  mâchoire se crispe, témoignant de la profondeur et de l’intensité de sa rage contenue. 

Je fais plusieurs pauses pendant la libération pour apaiser toute cette tempête émotionnelle que je ressens en moi. Lors des pauses, je reçois davantage d’images.

En libérant la charge émotionnelle liée à cette vie passée commune entre Fanny et Amanda, l’histoire évolue, l’image se modifie et ce, au rythme des charges libérées. La colère qui remonte sature la scène. La tension devient palpable : je vois la Dame, excédée, quitter son siège d’un air dédaigneux,  la coiffure à moitié faite, dire : 

“C’est très bien comme ça!!!” 

Fanny bascule alors dans une profonde détresse, la suppliant de revenir pour finir son travail, incapable de supporter le poid et la conséquence de cet ouvrage inachevé.

Je l’entends dire. “Non, vous ne pouvez pas me faire ça… Revenez, il faut terminer.“

 

Je continue la libération…

Et soudain, je sens que ça relâche, quelque chose est en train de se poser. 

La scène est en train de changer :

Après avoir libéré ses charges émotionnelles liées à l’injustice, Fanny change de comportement et ne cherche plus à ce que son travail soit parfait au point d’agacer sa maîtresse et j’entends distinctement Fanny lui dire alors qu’elle est debout sur le point de partir… : “Si cela vous chante, allez vous faire voir ainsi” (dans le sens aller vous montrer comme ça) 

En effet, ayant libéré le besoin de perfection, Fanny lâche prise par rapport au résultat de son travail. Et elle ajoute : “Si cela vous chante, allez y seulement

Et là, la Dame comprend qu’elle a perdu le pouvoir d’agacer sa femme de chambre qui semblait être un jeu pour elle puisque Fanny semble se détacher du résultat de son travail et contre toute attente, celle-ci revient s’asseoir et demande à ce quelle termine rapidement.

Fanny ayant libéré ce besoin de perfection, ces différentes mémoires traumatiques qui maintenaient des réactivités qui séparent les êtres, on retrouve un lien relationnel, il semble qu’un lien amical se soit révélé entre les deux femmes, c’est comme si cela les embête tout les deux d’être là, l’une de coiffer et l’autre de se faire coiffer, mais c’est comme ça , donc chacune essaie désormais de faciliter le travail de l’autre, Fanny est beaucoup moins pointilleuse, et la marquise plus calme et un peu plus patiente, comme si désormais elle perçoivent ce moment comme un jeux, elles échangent même entre elles quelques plaisanteries…

 

A ce moment, c’est comme si Fanny intégre sans sa conscience que c’est possible qu’elle se fasse virer, et c’est okay,   Si on me dit quoi que ce soit, c’est moi qui part…

 Analyse post libération 

A ce stade, on comprend mieux la source de tension qui se manifestait chez Fanny lorsque sa fille Amanda se coiffait mal, si elle prenait trop de temps à se préparer ou encore si elle riait trop fort, et pour quelle raison cela faisait monter un sentiment de colère chez sa maman.

En ayant libéré ces mémoires traumatiques, empreintes d’injustice, Fanny a retrouvé son pouvoir : sa fille n’a plus désormais le pouvoir de la mettre en colère puisque dorénavant, elle a naturellement lâché prise par rapport à ses comportements et à son attitude qui se sont d’ailleurs bien apaisés.

Je demande à Fanny de repenser à la situation dont elle m’a parlé en début de séance où l’ intensité émotionnelle était à 10/10. Elle ne ressens plus de honte, plus de colère envers sa fille, mais plutôt de l’espièglerie et de la légèreté.

Cette séance a permis à Fanny de se déculpabiliser, car elle a pris conscience que les tensions extrêmes présentes entre sa fille et elle n’étaient pas liées à cette vie-ci mais héritée d’une autre incarnation 

Prologue : Il vous faut savoir qu’après avoir traité cette situation, une autre vie passée s’est présentée avec un même schéma relationnel : une fille au pair avec un enfant turbulent dont elle avait la responsabilité. 

Il a fallu la conscientiser  pour libérer les charges traumatiques et ainsi atteindre un résultat d’apaisement optimal.

Ce récit est tiré d’une séance de thérapie réelle, pour témoigner que nous ne sommes pas responsables de toutes nos réactivités, car certaines proviennent d’autres incarnation, mais celles-ci s’expriment dans notre vie présente, nous sommes dès lors responsable de faire un travail ou non pour s’en libérer

Témoignage de Fanny après la séance :

C’est franchement bluffant, voire hallucinant.

 Je t’avoue qu’au départ, j’étais un peu dubitative face à ces histoires de “ karmique et d’hypnose” qui me dépassent. Mais j’ai décidé de me laisser porter, ayant confiance en tes enseignements et la recommandation de mon amie.

Et là, c’est un truc de dingue : 

Je pensais que ça allait prendre du temps  mais ça a immédiatement switché.

Et il y a eu très rapidement, je crois dans la journée ou le lendemain, une altercation avec ma fille qui, d’habitude, aurait fini en escalade, j’ai senti la tension remonter puis ça a fait comme un plafond, puis c’est redescendu aussitôt. J’avais presque envie de rigoler. J’ai lâché, elle a lâché, et au lieu de l’agresser, je lui ai juste demandé un coup de main. Elle a accepté très  simplement. C’est juste lunaire.

Je lui ai juste dit, est-ce que tu veux bien me donner un coup de main, s’il te plaît ? Elle m’a dit, bah oui et  elle est venue m’aider.” 

 

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