Clairvoyance

Dévalorisation et vies passées : quand un ancien schéma influence le couple

Quand l’âme rejoue ses anciens schémas de dévalorisation

Par Bastien Palmilha · 22 septembre 2026 · Clairvoyance

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Usine des années 1900 apparaissant lors d'une exploration de vies antérieures en hypnose spirituelle à Sion

En bref

Sarah ressentait une colère très forte chaque fois qu'elle avait l'impression de ne pas être respectée ou reconnue par son mari.

Au début de la séance, l'intensité émotionnelle liée à une situation conflictuelle était évaluée entre 8 et 9 sur 10.

Pendant le travail de libération émotionnelle, mes perceptions m'ont conduit vers une scène située autour des années 1900 : celle d'un homme autoritaire, patron d'une entreprise, qui dévalorisait profondément les femmes. Au fil de la séance, cet homme est apparu comme pouvant représenter Sarah elle-même dans une autre vie.

Après le travail de libération, lorsqu'elle a repensé à la situation initiale avec son mari, sa colère était descendue autour de 2 à 3 sur 10.

Quelques mois plus tard, elle m'a également rapporté des changements dans sa relation avec son mari et dans sa dynamique familiale.

La séance racontée en vidéo

Une colère qui revenait sans cesse dans son couple

Sarah venait avec une problématique très précise : elle se sentait régulièrement dévalorisée par les hommes, et particulièrement par son mari.

Elle avait le sentiment de devoir être constamment disponible, de ne pas être suffisamment reconnue et de porter une grande partie de la vie familiale. Selon elle, son mari participait peu aux tâches quotidiennes et à la prise en charge des enfants.

Pour se défendre, elle revendiquait fortement sa place et ses droits. Mais derrière cette réaction se cachait une colère particulièrement intense. Elle pouvait parfois avoir la sensation d'être véritablement « hors d'elle-même ».

Je lui demande alors de repenser à une situation conflictuelle récente avec son mari. Très rapidement, la colère monte. Elle l'évalue entre 8 et 9 sur 10. Son corps se crispe, particulièrement dans le haut du corps.

Nous posons alors l'intention d'aller rechercher la source de cette réaction émotionnelle.

Une scène apparaît autour des années 1900

Lorsque je travaille de cette manière, je ferme également les yeux et je laisse venir les informations, images et ressentis qui se présentent à moi.

Je vois alors un homme. Il est grand, plutôt maigre, avec un visage sévère. Il porte un chapeau gris et dégage une impression de rigidité et d'autorité.

Homme aperçu dans une vie antérieure autour de 1900 lors d'une séance d'hypnose spirituelle à Sion
Une image générée pour approcher le visage que j'ai perçu pendant la séance.

L'environnement qui l'entoure ressemble à une grande usine de l'ère industrielle, probablement située autour de 1890-1900. Cet homme semble en être le patron. C'est lui qui commande.

Le bâtiment est immense. De grandes fenêtres légèrement sales laissent entrer la lumière naturelle.

Dans la partie supérieure, l'atmosphère est relativement agréable. Je vois notamment un réfectoire en bois qui apporte une certaine chaleur au lieu. Au centre de la pièce, plusieurs hommes travaillent debout autour de grandes tables à dessin. Ils réalisent des croquis et des plans. Le patron semble satisfait de leur travail, presque fier d'eux.

Puis ma perception se déplace vers l'étage inférieur. Et là, l'ambiance change complètement.

Les femmes reléguées au sous-sol

Je me retrouve dans une sorte de sous-sol dépourvu de fenêtres. L'éclairage est artificiel. L'endroit est beaucoup plus sombre, gris et froid.

Des personnes travaillent ici également. Mais cette fois, ce sont uniquement des femmes. Elles disposent elles aussi d'un réfectoire, mais celui-ci est beaucoup plus petit, confiné et austère.

Tout semble organisé pour séparer les hommes des femmes. Les deux étages communiquent très peu, comme s'il était impératif qu'ils ne se mélangent pas.

Je comprends progressivement que, pour cet homme, les femmes sont inférieures aux hommes. Il les maintient volontairement à l'écart. Elles constituent presque une classe inférieure au sein de sa propre entreprise.

Je ressens chez lui quelque chose qui va bien au-delà du simple mépris : presque une haine des femmes.

Je demande alors à comprendre d'où peut venir une telle réaction.

À l'origine : un bébé abandonné par sa mère

Bébé abandonné dans une scène de vie antérieure liée à une blessure d'abandon

Une nouvelle scène apparaît. Je retrouve cet homme lorsqu'il est encore bébé, durant sa première année de vie.

Sa mère l'a abandonné. Elle était apparemment trop jeune pour pouvoir l'élever. L'enfant est alors recueilli par son grand-père maternel.

Mais ce grand-père nourrit une rancœur extrêmement forte envers sa propre fille. Pendant toute l'enfance du garçon, il lui répète qu'elle est une « bonne à rien », qu'elle a lâchement abandonné son enfant et qu'il ne faut pas compter sur elle.

À l'inverse, il présente les hommes comme ayant des valeurs, des principes, de la loyauté, de la fidélité et de la fiabilité. Il dévalorise constamment sa fille, puis les femmes de manière générale.

Dans cette histoire qui m'apparaît pendant la séance, l'enfant grandit donc avec une croyance profondément ancrée : les femmes abandonnent, les femmes ne sont pas fiables et on ne peut pas compter sur elles.

Je comprends alors différemment l'homme que j'avais vu dans cette usine. Derrière son mépris des femmes semble se cacher une profonde blessure d'abandon et de trahison.

Libérer la charge émotionnelle

Je demande alors à travailler sur les charges émotionnelles associées à cette histoire : l'abandon, la trahison et toutes les croyances dévalorisantes construites autour des femmes.

À ce moment-là, quelque chose change. Je ressens une profonde tristesse chez cet homme et mes propres yeux commencent à s'humidifier. Comme si, derrière toute cette rigidité et cette haine, se trouvait encore l'enfant abandonné.

Au même moment, Sarah, assise face à moi, se met elle aussi à pleurer à chaudes larmes. Une tristesse très profonde semble remonter.

La simultanéité de leurs réactions m'interpelle. J'ai alors le sentiment qu'il existe un lien beaucoup plus direct entre cet homme et Sarah que ce que j'avais imaginé au départ.

Et si cet homme était Sarah elle-même ?

J'avais d'abord interprété cet homme comme un ancêtre. Mais après la libération, ma perception change.

Ce patron rigide qui méprisait les femmes semble représenter l'âme de Sarah elle-même dans une autre vie.

Dans cette lecture, il ne s'agirait donc pas uniquement d'une mémoire familiale transmise de génération en génération, mais d'une expérience vécue dans une autre incarnation.

Cela donne également un éclairage différent sur les conflits que Sarah vit aujourd'hui. D'un côté, une part d'elle cherche à s'affirmer comme femme, à être reconnue, respectée et considérée à sa juste valeur. De l'autre, cette ancienne représentation masculine continue symboliquement à dévaloriser le féminin.

Sarah ne lutterait alors pas seulement contre son mari ou contre les hommes. Elle lutterait aussi contre une part d'elle-même.

Cette hypothèse permettrait également de comprendre cette sensation qu'elle décrivait régulièrement : celle d'être « hors d'elle-même » lorsque sa colère explosait.

La scène commence alors à se transformer

Après le travail de libération émotionnelle, je reviens vers cet homme et vers l'usine. L'ambiance a changé. Le patron s'est adouci. Il ne semble plus animé par la même rigidité ni par la même colère envers les femmes.

Puis le bâtiment lui-même commence symboliquement à se modifier. Les deux étages sont réaménagés afin qu'ils puissent enfin communiquer. Hommes et femmes peuvent désormais travailler sans être séparés. Un grand réfectoire commun apparaît, beaucoup plus chaleureux, destiné à accueillir tout le monde.

Scène de réconciliation entre un homme et une femme dans une vie antérieure

Puis vient une dernière image. Le patron prend une rose et commence à en offrir une à chacune des femmes travaillant dans son entreprise. Il les remercie pour leur travail. Il reconnaît leur contribution. Il leur redonne symboliquement la valeur qu'il leur avait jusque-là refusée.

De 8-9/10 à 2-3/10

Je demande alors à Sarah de repenser exactement à la situation conflictuelle avec son mari que nous avions utilisée au début de la séance.

Sa réaction me surprend. Elle se met à rire. Elle me dit qu'elle comprend maintenant que le comportement de son mari n'est pas dirigé contre elle.

Je lui demande d'évaluer à nouveau sa colère. Elle était entre 8 et 9 sur 10 au début de la séance. Elle est maintenant autour de 2 à 3 sur 10.

La situation extérieure n'a pourtant pas changé. Ce qui a changé à cet instant, c'est sa réaction intérieure face à cette situation.

Quelques mois plus tard

Sarah m'a recontacté quelques mois après cette séance. Elle m'a expliqué avoir observé plusieurs changements dans sa famille. Elle m'écrit notamment :

« Ça a été une expérience tellement forte et étonnante et avec beaucoup de répercussions. Tu m'avais dit que cela allait peut-être modifier la lignée maternelle et bien je te confirme que les changements sont visibles chez ma mère et ma fille aussi, doucement mais sûrement. »

Concernant son mari, elle ajoute :

« Oui, je le trouve plus présent et actif au niveau de la prise en charge des enfants et de la maison. »

Il s'agit bien entendu du témoignage personnel de Sarah et de la manière dont elle a vécu et interprété les changements survenus après sa séance.

Vie passée, mémoire symbolique ou langage de l'inconscient ?

Une question revient souvent lorsqu'on parle de ce type d'expérience : est-ce réellement une vie passée ?

Je pense qu'il est important de ne pas imposer une seule interprétation.

Certaines personnes considèrent ces expériences comme de véritables souvenirs de vies antérieures. D'autres les comprennent comme des représentations symboliques de l'inconscient, une manière pour notre esprit de mettre en scène une blessure ou un conflit profond.

Dans une séance, ce qui m'intéresse avant tout est ce qui se passe émotionnellement. Une scène apparaît. Elle entre en résonance avec la problématique actuelle. Une émotion jusque-là très intense se transforme. Et lorsque la personne revient à la situation qui déclenchait cette émotion, quelque chose a changé.

Dans le cas de Sarah, nous sommes passés d'une colère évaluée à 8-9/10 à environ 2-3/10 au cours de la séance. C'est cet effet observable dans son ressenti qui constitue pour moi l'élément le plus intéressant.

Pourquoi répétons-nous parfois les mêmes schémas ?

Il arrive que nous comprenions parfaitement un problème avec notre tête sans parvenir à modifier notre réaction.

Nous savons que notre colère est excessive. Nous savons que notre peur n'est pas toujours rationnelle. Nous savons que la personne en face de nous ne cherche pas nécessairement à nous blesser.

Et pourtant, dès que le bon déclencheur apparaît, toute la réaction revient. Comme si quelque chose de plus ancien prenait momentanément le contrôle.

Ces schémas peuvent être associés à notre histoire personnelle, à des apprentissages familiaux, à des traumatismes, à des représentations inconscientes ou, pour ceux qui adhèrent à cette lecture, à des mémoires vécues comme appartenant à d'autres incarnations.

Le travail consiste alors moins à analyser encore et encore le problème qu'à rechercher ce qui continue à alimenter la réaction émotionnelle.

Hypnose spirituelle et libération émotionnelle à Sion

Dans mon cabinet à Sion, en Valais, j'accompagne notamment des personnes confrontées à des réactions émotionnelles qui se répètent malgré leurs efforts : sentiment de dévalorisation, colère, peur du jugement, sentiment d'injustice, blessures d'abandon ou de rejet, conflits relationnels répétitifs, difficulté à trouver sa place ou encore réactions émotionnelles difficiles à contrôler.

Selon la problématique, le travail peut s'appuyer sur l'hypnose thérapeutique, l'hypnose spirituelle, la clairvoyance et différentes techniques de libération émotionnelle comme la Méthode LIBRE.

Il n'est pas nécessaire de croire aux vies passées. L'objectif est avant tout de rechercher la source de la réaction, d'observer ce qui émerge et de travailler sur la charge émotionnelle qui continue à influencer la personne aujourd'hui.

Vies passées, dévalorisation et hypnose spirituelle — questions fréquentes

Peut-on réellement accéder à une vie passée sous hypnose ?

Certaines personnes vivent des scènes extrêmement précises et réalistes qu'elles interprètent comme des souvenirs de vies passées. D'autres considèrent ces expériences comme des productions symboliques de l'inconscient. Il n'existe pas aujourd'hui de consensus scientifique permettant d'établir qu'une scène obtenue sous hypnose correspond effectivement à une incarnation antérieure.

Faut-il croire aux vies passées pour faire une séance ?

Non. Il est possible d'aborder ce qui apparaît pendant la séance comme une expérience symbolique. L'intérêt est surtout d'observer ce que cette scène fait émerger émotionnellement et si le travail réalisé modifie la réaction actuelle.

Pourquoi une réaction émotionnelle peut-elle sembler disproportionnée ?

Parce que la situation présente peut réactiver une charge plus ancienne. La personne ne réagit alors pas uniquement à ce qui vient de se produire, mais aussi à tout ce que cette situation représente ou réveille pour elle.

Quelle différence entre l'hypnose spirituelle et la Méthode LIBRE ?

En hypnose spirituelle de régression, c'est vous qui percevez : les images, les scènes et les sensations vous arrivent par vos propres sens, et je vous accompagne pendant que l'exploration se déroule.

Avec la Méthode LIBRE, le chemin est inversé : j'utilise la clairvoyance pour accéder à la source de votre problématique, sans que vous ayez à visualiser quoi que ce soit vous-même.

C'est cette seconde approche qui a été utilisée pendant la séance racontée dans cet article.

Où faire une séance d'hypnose spirituelle en Valais ?

Je propose des séances d'hypnose thérapeutique et d'hypnose spirituelle à Sion, dans mon cabinet situé au cœur du Valais. Voir le détail des séances d'hypnose spirituelle →

Aller à la source plutôt que lutter contre la réaction

Certaines réactions restent difficiles à comprendre parce que la situation actuelle ne semble pas suffisante pour expliquer leur intensité.

Dans ces moments-là, aller rechercher ce qui se trouve derrière l'émotion peut ouvrir une autre voie.

Que ce qui apparaît soit considéré comme une vie passée, une mémoire symbolique ou une représentation de l'inconscient, la question essentielle reste pour moi la même : est-ce que cette exploration permet à la personne de se libérer de ce qui la faisait souffrir aujourd'hui ?

Dans le cas de Sarah, la colère était toujours compréhensible, mais elle n'avait plus besoin d'atteindre la même intensité.

Et parfois, c'est précisément là que commence le changement.

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